Marco Antonio Bazzocchi est professeur de Littérature italienne contemporaine et de l’époque romantique à l’Université de Bologne. Ses principaux centres d’intérêt incluent l’herméneutique littéraire appliquée à des auteurs des xixe et xxe siècles, en particulier Leopardi, Pascoli, Pasolini, Campana. Ses domaines de recherche portent sur la représentation de la corporéité dans le texte en tant que vecteur de représentations symboliques, les relations entre littérature et anthropologie, ainsi que la fonction de la visualité dans les œuvres littéraires. Il a publié des essais sur Pasolini, Leopardi, Longhi, et sur la transformation de l’Italie à travers la littérature moderne. Parmi ses essais récents : Esposizioni. Pasolini, Foucault e l’esercizio della verità (2027), Con gli occhi di Artemisia (2021), Cento. Un grattacielo di racconti (2022) et une anthologie consacrée aux écrits d’Ezio Raimondi (Le buone letture di Ezio Raimondi, 2024).
Pierre-Paul Carotenuto est lecteur titulaire de français à l’Università Statale de Milan et il y enseigne également la traduction littéraire entre le français et l’italien. Ses recherches ont porté sur certains aspects du sacré pasolinien (« Bestemmia e l’antimedioevo pasoliniano », dans Il Medioevo secondo Pasolini, dir. Silvia De Laude, Paolo Desogus, et al., La rivista di Engramma, 2022). Sa monographie sur l’influence du franciscanisme dans l’œuvre pasolinienne est sur le point de sortir. Il s’est aussi intéressé à une anthologie pasolinienne de chants populaires et à l’autotraduction littéraire.
Andrea Cortellessa enseigne la littérature italienne contemporaine à l’Université Roma Tre ; en 2018, il a occupé la chaire « De Sanctis » à l’École polytechnique de Zurich. Il a publié des essais et des anthologies, édité des textes et organisé des expositions d’auteurs italiens du xxe siècle et contemporains, réalisé des émissions de radio et de télévision, des spectacles de théâtre et de musique. Parmi ses derniers livres figurent la nouvelle édition augmentée de Le notti chiare erano tutte un’alba. Antologia di poeti italiani nella Prima guerra mondiale (2018), Andrea Zanzotto. Il canto nella terra (2021), Filologia fantastica. Ipotizzare, Manganelli (2022), Con l’ascia dietro le nostre spalle. Amelia Rosselli (2024), Forse che sì. Joyce tra Pascoli e Gadda (2025) et Una ragione di più per andare all’Inferno. Vedere, Pasolini (2025). Il a édité, entre autres, les numéros que « Riga » a consacrés à Manganelli (avec Marco Belpoliti, 2006 et 2022), l’exposition Illustrazioni per libri inesistenti (Museo di Roma in Trastevere, 2023) et le recueil des écrits de Manganelli sur l’art Emigrazioni oniriche (2023) ; ainsi que les volumes collectifs Vedere, Pasolini (avec Silvia De Laude, 2022) et Arbasino A-Z (2023).
Silvia De Laude, de formation philologue romane, travaille actuellement à l’Université de Rome « La Sapienza ». Elle a enseigné la littérature contemporaine à l’Université de Milan Bicocca et à l’Université de Genève. Elle fait partie de la rédaction de la « Rivista di Engramma », du comité de direction des « Annali della Fondazione Gramsci » et du comité de direction de la revue « Letteratura&cinema ». Elle est membre de la Fondazione Giuliano Scabia de Florence. Elle a édité, entre autres, Del romanzo storico e, in genere, de’ componimenti misti di storia e d’invenzione pour l’« Édition Nationale et Européenne des Œuvres d’Alessandro Manzoni », avec une introduction de Folco Portinari et une préface de Giovanni Macchia (2000), et a collaboré avec Walter Siti à l’édition des dix volumes des œuvres complètes de Pasolini pour les « Meridiani » de Mondadori (1998-2003). Parmi ses derniers ouvrages : I due Pasolini. «Ragazzi di vita» prima della censura (2018) et La rondine di Pasolini, avec un texte d’Alessandro Zaccuri (2018). À paraître prochainement chez Il Saggiatore : Fly Trasnslove Airways. Un incontro mancato. Pasolini e Mario Mieli.
Paolo Desogus est maître de conférences à Sorbonne Université. Ses recherches portent principalement sur la production littéraire italienne de l’après-guerre et sur les rapports entre cinéma et littérature. Il travaille sur plusieurs auteurs, parmi lesquels Pier Paolo Pasolini et Antonio Gramsci. Il collabore également avec le Centro Studi Pasolini de Casarsa della Delizia en tant que co-directeur de l’école d’été. Pour ses travaux de recherche, il a reçu en 2015 le Prix Pasolini de la Cinémathèque de Bologne et en 2023 le Prix Sormani de la Fondation Institut Gramsci du Piémont. Sa nouvelle monographie, In difesa dell’umano. Pasolini tra passione e ideologia, est parue en 2025.
Pierre Eugène est maître de conférences à l’Université de Picardie Jules-Verne et membre du comité de rédaction des Cahiers du cinéma. Ses travaux portent sur les écrits suscités par le cinéma (critique et cinéphilie française), les liens entre cinéma et poésie (colloque Zigzaguer / poésie & cinéma en 2023 et 2024) et l’analyse de films. Il a publié Exercices de relecture, Serge Daney 1962–82 (2023), Serge Daney and Queer Cinephilia avec Kate Ince et Marc Siegel (2024).
Manuele Gragnolati est professeur de littérature médiévale à Sorbonne Université, où il est directeur adjoint d’ELCI (Équipe Culture et Littérature Italiennes). Il est également directeur adjoint de l’ICI Berlin Institute for Cultural Inquiry et « senior research fellow » du Somerville College, Oxford. Il s’est principalement occupé de Dante, Petrarque et de la littérature du Moyen Âge. Sur Pasolini il a publié la monographie Amor che move. Linguaggio del corpo e forma del desiderio in Dante, Pasolini e Morante (2013). Il a également dirigé les volumes The Scandal of Self-Contradiction: Pier Paolo Pasolini’s Multistable Subjectivities, Traditions, Geographies (2012 ; avec Luca Di Blasi et Christoph E. H. Holzhey) ; « Petrolio » 25 anni dopo. Biopolitica, eros e verità nell’ultimo romanzo di Pier Paolo Pasolini (2020 ; avec Carla Benedetti et Davide Luglio) ; ainsi que Pier Paolo Pasolini, Écrits sur la litterature italienne (1941–1974) (2025 ; avec Andrea Agliozzo).
Anne-Violaine Houcke est maîtresse de conférences en histoire, esthétique et théorie du cinéma et de l’audiovisuel à l’Université Paris Nanterre. Elle étudie la présence de l’antiquité dans le cinéma moderne. Elle a publié L’Antiquité n’a jamais existé. Fellini et Pasolini archéologues (2022). Pour son travail de recherche sur Pasolini, elle a reçu en 2013 le prix Pasolini de la Cinémathèque de Bologne. Elle est responsable du projet international de recherche « ICAAR: temps réInventés : Cinéma, Antiquités, Archéologie », soutenu par le labex Les passés dans le présent et en partenariat avec le musée du Louvre et l’Université d’Oxford. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2015–16, elle a initié une recherche sur l’œuvre photographique et cinématographique de Cecilia Mangini, et travaille à l’écriture d’une monographie sur son œuvre.
Hervé Joubert-Laurencin est professeur d’esthétique et d’histoire du cinéma à l’Université Paris Nanterre. Il est membre Senior de l’Institut Universitaire de France depuis 2022. Familier de longue date de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini, dont il est traducteur en français, il a aussi écrit sur le cinéma d’animation et édité les Écrits complets d’André Bazin (2018). Il a réalisé des films avec Marianne Dautrey (Bazin roman, 2019 ; Fontaine. Trente-trois minutes à la documenta fifteen, 2023). Parmi ses ouvrages sur Pasolini : Théorème (2024) ; Le Grand Chant. Pasolini poète et cinéaste (2022) ; Salò ou les 120 journées de Sodome (2012) ; Le dernier poète expressionniste. Écrits sur Pasolini, Besançon (2005) ; Pasolini. Portrait du poète en cinéaste (1995). Il travaille actuellement à un projet long de création et de recherche autour de quatre cinéastes de la subversion : Pasolini, Rocha, Fassbinder et Oshima.
Davide Luglio est professeur de littérature italienne moderne et contemporaine à Sorbonne Université. Ses domaines de recherche sont les rapports entre philosophie et littérature et la littérature italienne contemporaine. Il dirige l’Équipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI, UR 1496) et l’UFR d’Études italiennes de Sorbonne Université et est directeur de la Revue des Études Italiennes. Il a consacré de nombreux travaux à l’œuvre de P.P. Pasolini, parmi ses dernières publications : « Pasolini e Nietzsche: Elementi per una genealogia », Syzetesis 10 (2023), « Naissance et renaissance d’un “poète de choses” », dans Tout sur Pasolini (2022); « Le cose e le immagini. Dalla transustanziazione del segno alla polisemia della realtà”, La Rivista di Engramma, 181 (2021).
Davide Messina est professeur d’études italiennes et comparées à l’Université d’Édimbourg, Écosse. Sa recherche couvre un large éventail de sujets, de la première modernité à l’époque contemporaine. Sur Pasolini, il a récemment publié : « Il canto del violino solo : Pasolini e la Ciaccona di Bach », Intersezioni, 2024 ; « La retroguardia del paradiso : Pasolini e la lingua del futuro », Annali d’italianistica, 2022 ; « Condizioni di felicità : la performatività retroattiva di Petrolio », dans Petrolio 25 anni dopo (2020) ; Pasolini et son chant du signe : écriture, cinéma, musique (2018).
Julie Paquette est professeure agrégée à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère, à l’Université Saint-Paul à Ottawa. Sa thèse de doctorat en études politiques s’intitulait « Sade peintre de caractère ou la destitution des volontés d’absolu » (2012). Elle a, depuis, consacré ses travaux à l’œuvre de Pier Paolo Pasolini. Parmi ses publications : Arts, entre libertés et scandales, études de cas (codir. avec Emmanuelle Sirois et Ève Lamoureux, 2020) ainsi que des articles sur Pasolini dans les revues De(s)générations, Théâtre public, Romanic Review, ThéoRèmes, Cinémas, Magazine littéraire, Nouveaux cahiers du socialisme et Oltreoceano.
Gian Luca Picconi a obtenu en 2010 son doctorat en philologie, interprétation et histoire des textes italiens et romans à l’Université de Gênes avec une thèse intitulée « Poesia in forma di rosa di Pasolini : saggio di commento ». Il a publié le volume La cornice e il testo. Pragmatica della non-assertività (2020), ainsi que des essais sur la littérature contemporaine dans des ouvrages collectifs, des revues scientifiques et engagées.
Cécile Sorin est actuellement professeure au département Cinéma de l’Université Paris 8. Après avoir consacré un ouvrage aux Pratiques de la parodie et du pastiche au cinéma (2010), et un second sur le pastiche pasolinien, Pasolini, pastiche et mélange (2017), elle interroge les processus de subjectivation dans le cinéma pasolinien et le cinéma français contemporain notamment le cinéma de banlieue et l’autoproduction. Elle questionne également les racines de l’écosophie à partir de la pensée de Pasolini.
Fabien Vitali est wissenschaftlicher Mitarbeiter à l’université de Siegen (Allemagne). Il a obtenu son doctorat à la Scuola Normale Superiore di Pisa sur l’œuvre essayistique de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Ses nombreux travaux sur Pasolini comprennent également la traduction et le commentaire des conversations de Pasolini avec le journaliste de cinéma juif Gideon Bachmann, qui ont été récompensées en 2023 par le prix de la traduction du ministère italien des Affaires étrangères (Pasolini-Bachmann, Gespräche 1963–1975, 2022). Il a traduit en allemand les dialogues de Pasolini avec les lecteurs du magazine communiste « Vie Nuove » des années 1960 (2025). Depuis 2025, il est éditeur de la série Sefiroth| ספירות à la Galerie der abseitigen Künste de Hambourg. C’est là qu’a récemment été publié son essai « Der Zeit widersprechen », une étude sur la dimension performative de la critique culturelle de Pasolini.
© by the author(s)
Except for images or otherwise noted, this publication is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.© 2025 ICI Berlin Press